Par définition toutes les opacités du cristallin sont des cataractes. Cependant toutes ces opacités ne gênent pas forcément la vision et ne nécessitent donc pas une intervention. Seules les cataractes dites « obturantes » et réduisant par cela même la vision relèvent de la chirurgie pour peu que la baisse de vision soit suffisamment gênante pour le patient.

Il existe de nombreuses formes de cataractes et il n’est pas inutile de les classer bien que leur traitement soit généralement identique en dehors de celles du nouveau-né.

CLASSIFICATION

Différencions d’emblée les cataractes selon leurs âges de survenue. Présentes dès la naissance elles sont alors congénitales, apparaissant au cours de l’existence, elles sont acquises. Parmi les cataractes congénitales beaucoup sont non obturantes et seront dans les faits diagnostiquées plus tard dans l ‘existence. Dans les formes obturantes et unilatérales le diagnostic précoce et une intervention rapide par un opérateur habitué à l’ophtalmopédiatrie chirurgicale peut permettre d’obtenir un résultat certes limité en acuité mais toujours utile.

Les cataractes acquises

Les cataractes acquises sont les plus fréquentes, elles surviennent généralement après la soixantaine d’où leurs noms de cataractes « préséniles » et /ou « séniles » mais peuvent se rencontrer dès l’adolescence. Dans ce dernier cas elles sont alors souvent un élément dans un ensemble pathologique plus général et évoluent rapidement (diabète, atopie, myopathie…) ou peuvent avoir un caractère familial.

Ces cataractes acquises peuvent être classées selon le siège intra cristallinien de l’opacité. On distingue ainsi les cataractes:

  • Nucléaires, qui se développent au centre du cristallin ou noyau.
  • Corticales, qui intéressent le cortex cristallinien (partie du cristallin entre le noyau et l’enveloppe cristallinienne).
  • Sous capsulaires, l’opacité siège directement sous l’enveloppe du cristallin appelée aussi capsule. Ces cataractes peuvent être postérieures (les plus fréquentes) ou antérieures.
    Dans bien des cas ces formes sont associées en particuliers les nucléaires et les corticales, on parle alors de cataractes corticonucléaires.
  • Totale, tout le contenu cristallinien est opacifié, ces cataractes peuvent parfois devenir intumescente et prendre alors un aspect blanc laiteux en quelques jours. Si rien n’est fait la paroi du cristallin devient poreuse et une partie de contenu laiteux diffuse vers les espaces intraoculaires. Avec le temps seul persiste un reliquat nucléaire dans le sac cristallinien on parle alors de cataracte morganienne.

Cataracte sous capsulaire postérieure bien visible en rétroillumination

Cataracte sous capsulaire postérieur dont la situation postérieure apparaît bien par l’examen en fente fine.

Cataracte cortico nucléaire, le centre apparaît  légèrement jaune et on note des opacités corticales en rayons de roue

Cataracte totale intumescente (blanc laiteux)

Cataracte totale brune correspondant à une cataracte nucléaire négligée par le patient et qui sera beaucoup plus risquée d’opérer. Les techniques d’aujourd’hui se révèleront inopérantes et nous convertirons l’intervention en extraction extra capsulaire semi automatisée.

 

  Publié le Lundi 7 Septembre 2015