LES ANNEAUX INTRA CORNEENS

Les anneaux intra cornéens correspondent à deux segments rigides semi circulaires positionnés dans l’épaisseur du stroma cornéen. De par leur position et leur volume il entraine un aplatissement central de la cornée et permettent ainsi de traiter des myopies modérées. En cas de mauvaise tolérance ils peuvent être retirés.

Anneaux intra cornéens en place. (Photographie mise à disposition par le fabriquant)Anneaux intra cornéens en place

Dans les faits ces anneaux n’ont pas connu une grande diffusion dans le cadre du traitement de la myopie, par contre ils se sont révélés très utiles dans la gestion optique de certaines maladies cornéennes telles les kératocônes en permettant de limiter le recours à la greffe de cornée ou au moins en repoussant dans le temps son indication.

Le kératocône, maladie de la cornée, se traduit par une déformation en cône de celle-ci avec pour conséquence une baisse visuelle qui à un certain stade ne peut être correctement améliorée par les lunettes. Les lentilles de contact plus ou moins rigides améliorent considérablement l’acuité visuelle de ces patients par ailleurs démunis, d’autant que l’affection est souvent bilatérale. La mise en place d’un seul anneau intra cornéen ou de deux suivant les cas permet de « rigidifier » cette cornée et ainsi d’améliorer la situation.

Kératocône : la régularité du profil cornéen est ici marquée par une déformation en côneKératocône

Afin d’améliorer la prise en charge des formes évoluées de kératocône des pôles de référence ont été mis en place au niveau national. Pour la Bretagne il s’agit du le service d’ophtalmologie du CHU de Brest.

Greffe de cornée en place suturée par huit points séparés et un surjet de monofil et réalisée dans le cadre d’un kératocône évolué.Greffe de cornée en place suturée par huit points

La mise en place d’anneaux intra cornéen permet de retarder et parfois d’éviter le recours à ce type d’intervention.

LES EPIKERATOPLASTIES

Ces procédures ne sont plus utilisées, mais les patients ayant bénéficiés de ce type d’intervention sont toujours suivis au sein des cabinets médicaux.

Le principe consistait à sertir au niveau de la surface cornéenne un greffon cornéen préalablement taillé afin de corrigée l’anomalie réfractive à la façon d’une pierre précieuse sur une bague. L’intervention comportait une ablation de la couche superficielle de la cornée (épithélium) puis on réalisait une incision circulaire et oblique dans son trajet intrastromal. Le bord circulaire du greffon était alors glissé dans cette incision. La couche superficielle recouvrait l’ensemble en cicatrisant.

Cette technique a permis de corriger de forte hypermétropie unilatérale comme on pouvait en voir dans les suites de traumatisme oculaire avec perte cristallinienne et délabrement marqué du support irien. Dans cette indication elle fut remplacée par les implants à fixation sclérale.

  Publié le Jeudi 24 Septembre 2015